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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:25

Cette loi de finances traduit financièrement les hautes orientations royales et le programme du gouvernement.

Elle s’inscrit dans une conjoncture économique internationale difficile: la crise dans la zone euro, la faiblesse de la croissance mondiale, l’instabilité des cours du pétrole et des denrées alimentaires.

En dépit de ce contexte, la Loi de Finances 2013 vise la réalisation d’une croissance solidaire dans le cadre de la maitrise des équilibres macroéconomiques et cela à travers:

• la poursuite et le renforcement de l’investissement public créateur d’emploi, tout en maintenant le soutien et la promotion des moyennes et petites entreprises ;
• l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale afin de la rendre plus productive. Cela passera par le développement et la diversification de l’offre d’exportation tout en préservant les parts du Maroc dans les
marchés traditionnels ;
• le renforcement des mécanismes de solidarité sociale et spatiale à travers la préservation du pouvoir d’achat et l’amélioration du ciblage des démunis et des régions nécessiteuses, ce qui constitue une garantie pour une croissance durable conditionnée par la stabilité et la paix sociale.

LA LOI DE FINANCES 2013 EN CHIFFRES
Ressources de l’Etat
Le montant total des ressources s’établit à 345,91 MMDH dirhams en 2013 contre 314,51 MMDH en 2012, soit une augmentation de 10%. Les ressources pour le Budget Général s’élèvent à 283,50MMDH, celles des Comptes Spéciaux du Trésor (CST) sont de 59,31 MMDH et les Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome (SEGMA) totalisent 3,09 MMDH.

Les impôts indirects représentent 43% des recettes fiscales avec un montant de 78,9 MMDH, contre 75,62 MMDH en 2012 dont 56,2 MMDH pour la TVA (31% des recettes fiscales) et 22,8 MMDH pour les TIC (13% des recettes fiscales). Les impôts directs représentent 41 % des recettes fiscales avec un montant de 77,55 MMDH, contre 71,48 MMDH en 2012, dont 42,5 MMDH pour l’IS (24 % des recettes fiscales) et 32,9 MMDH pour l’IR (18 % des recettes fiscales).

Charges de l’Etat
Le montant total des charges s’établit à 358,20 MMDH en 2013 contre 346,76 MMDH en 2012, soit une augmentation de 3,30%.

• Les dépenses de personnel s’élèvent à 98 MMDH contre 93,5 MMDH pour l’année 2012, soit une augmentation de 4,80 %.
• Le montant des crédits ouverts au titre des dépenses de matériel et dépenses diverses s’élève à 30,18 MMDH contre 29,05 MMDH pour l’année 2012 soit une augmentation de 3,90 %.
• Le montant des crédits prévus au titre des charges communes de fonctionnement s’élève à 68,41 MMDH contre 62,62 MMDH pour l’année 2012, soit une augmentation de 9,25 % par rapport à 2012. Ces crédits sont destinés essentiellement à couvrir les charges de compensation des prix des denrées de base et à financer la contribution patronale de l’Etat à la Caisse Marocaine des Retraites.

Dépenses de la dette publique
Les crédits inscrits au titre du service de la dette publique comprenant le remboursement du capital et le règlement des intérêts et commissions s’élèvent à 39,27 MMDH contre 42,74 MMDH pour l’année 2012, soit une baisse de 8,12 %.
Les charges de la dette extérieure s’élèvent globalement à 8,13 MMDH, soit une augmentation de 6,62 % par rapport à l’année 2012.
Quant aux charges de la dette intérieure, elles s’élèvent globalement à 31,14 MMDH, soit une baisse de 11,33 % par rapport à l’année 2012.

Loi de finances initial 2013 – Royaume du Maroc -

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:24

Finances: La sortie à l’international maintenue pour novembre
Entretien avec Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances

Nizar Baraka,  ministre de l’Economie et des Finances ne semble pas s’inquiéter de l’impact de la dégradation des perspectives de la dette marocaine par Standard & Poor’s. La sortie à l’international est maintenue pour novembre. Par contre, la situation de la Bourse reste préoccupante. Le patron des Finances reconnaît le manque d’initiative des autorités au moment où le marché était euphorique. «Nous avons laissé le marché mourir à petit feu» a-t-il indiqué. Sur les autres sujets, l’amnistie fiscale pour le secteur informel a déjà permis de ramener 6.000 entreprises dans la légalité.

- L’Economiste: S&P vient de dégrader les perspectives de la dette marocaine. Maintenez-vous l’emprunt à l’international à la date prévue?
- Nizar Baraka: L’emprunt à l’international est maintenu. Nous allons bientôt effectuer un road show qui nous amènera aux Etats-Unis, dans les pays arabes et en Europe. L’objectif est toujours de mobiliser jusqu’à 1 milliard de dollars.

- La Bourse est dans un état comateux. Qu’envisagez-vous pour lui redonner des couleurs?
- Le vrai problème de la Bourse est qu’il y a eu une bulle (ndlr: période euphorique où le marché a enregistré 25 introductions en Bourse entre 2004 et 2007) et nous avons décidé de ne pas la percer. Nous l’avons laissée mourir à petit feu. En outre, le flottant est trop faible.
Aujourd’hui, nous voulons accélérer la sortie des textes sur le marché. Il y a un certain nombre de projets de lois qui sont passés en Conseil de gouvernement. Nous avons créé une commission spéciale au niveau de la Chambre des députés pour accélérer leur validation. Cela nous a déjà permis de faire passer les textes sur le microcrédit, les prêts de titres et les obligations sécurisées. Ils devraient être discutés à la Chambre des conseillers d’ici la fin de l’année. De plus, nous étudions un aménagement du cadre réglementaire de la Bourse elle-même. L’autre chantier sur lequel nous travaillons est un texte de loi sur la gestion des actifs de l’Etat. L’objectif est de nous inscrire dans une logique d’ouverture de capital sans passer par la privatisation. L’Etat doit apprendre à gérer son portefeuille d’actifs, ce qui n’est pas le cas actuellement. Nous sommes jusqu’ici dans une logique de contrôle.

- Qu’ont apporté les incitations fiscales en faveur des PME ces dernières années?
- Nous avons décidé d’exonérer le passif des entreprises qui se déclarent. Ces mesures ont permis jusqu’ici de ramener 6.000 entreprises dans le secteur formel. Le principal obstacle pour les entreprises à se déclarer est la peur de l’importance des charges sociales. Notre rôle est donc de les accompagner. Plusieurs autres mesures ont été mises en place. Il s’agit notamment de la neutralité fiscale lors de la fusion. Nous avons également augmenté les taux sur les dividendes de 10 à 15% pour que l’argent reste dans l’entreprise. Cette mesure coûtera 500 millions de DH à l’Etat. En outre, la baisse de l’impôt sur les sociétés à 10% pour celles qui dégagent moins de 200.000 DH de bénéfice devrait profiter à 77% des entreprises. Les incitations fiscales pour les introductions en Bourse sont maintenues jusqu’en 2016.

                                                                                                                         

Taxation hauts revenus: Baraka se défend

Injustice! Le mot est souvent revenu pour qualifier la taxation de hauts revenus prévue dans le projet de loi des finances. Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances, a récemment défendu cette mesure sur le plateau d’Atlantic radio: «Aujourd’hui, nous cherchons à développer un modèle solidaire. L’argent collecté va financer le fonds de cohésion sociale. Nous allons ainsi permettre à 1 million d’enfants dans le monde rural de pouvoir aller et rester à l’école. Cela va également permettre à 1,5 million de pauvres d’accéder aux soins de base gratuitement».
La taxation concernera les revenus les plus aisés (revenus salariaux, fonciers et professionnels) pendant trois ans. Les contribuables qui émargent entre 300.000 DH (25.000 DH/mois) et 600.000 DH nets (50.000 DH/mois) par an devront verser 3% de leurs revenus, soit une contribution annuelle comprise entre 9.000 et 18.000 DH selon les estimations des experts (cf. www.leconomiste.com du 24 octobre 2012). L’apport monte à 5% pour les revenus supérieurs à 600.000 DH nets par an. Selon Baraka, la mesure concernerait 36.000 personnes ou moins d’1% des salariés déclarés. «Nous demandons l’équivalent d’un paquet de gauloise blonde par jour comme contribution», caricature le ministre. Toujours est-il, la mesure n’a pas fini de susciter des commentaires. Au-delà de cette mesure, les détracteurs reprochent surtout le manque de vision à long terme des mesures du gouvernement.

Source : L'économiste, n° 3903, 07/11/2012

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:09

Entre le premier trimestre de l’année 2010 et la même période de 2011, 103.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 126.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 23.000 postes en milieu rural. Le taux de chômage s’est établi au niveau national à 9,1% au premier trimestre 2011 (13,3% en milieu urbain et 4,3% en milieu rural) contre 10,0% au même trimestre de l’année 2010.

La population active âgée de 15 ans et plus a atteint au cours du premier trimestre de l’année 2011, 11.444.000 personnes, soit une stagnation par rapport au même trimestre de l'année 2010 (-0,1% en milieu urbain et +0,1% en milieu rural). Le taux d’activité a baissé de 0,8 point, passant de 49,9% à 49,1% au cours de la même période.

En matière d’emploi, 133.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés (119.000 dans les villes et 14.000 dans les campagnes). En revanche, l’emploi non rémunéré a diminué de 30.000 postes, résultat d’une perte de 37.000 postes dans les campagnes et d’une création de 7.000 postes dans les villes.

En conséquence, le volume global de l’emploi est passé, entre les deux périodes, de 10.304.000 à 10.407.000, soit une création nette de 103.000 postes d’emploi (+126.000 en zones urbaines et 23.000 postes perdus en zones rurales) et le taux d’emploi est passé de 44,9% à 44,6%. Il a baissé de 0,7 point dans les campagnes (passant de 55,4% à 54,7%) et a augmenté de 0,1 point dans les villes (de 37,8% à 37,9%).

Les secteurs des BTP et des services ont été à l’origine de la totalité des emplois créés

Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné globalement les BTP et les services, les autres secteurs ont tous connu une perte d’emplois :

  • les BTP ont créé 65.000 emplois en milieu urbain et 86.000 en milieu rural, soit au total 151.000 postes au niveau national, ce qui représente une hausse du volume d’emplois du secteur de 15,5%;
  • les services ont créé 74.000 postes en milieu urbain et ont perdu 19.000 postes en milieu rural, soit 55.000 nouveaux postes au niveau national, ou une hausse de 1,5% ;
  • l’"agriculture, forêt et pêche" a perdu 86.000 postes en milieu rural et a enregistré 26.000 nouveaux postes en milieu urbain, soit globalement une perte de 60.000 postes d’emplois ou 1,4%  du volume d’emploi du secteur ;
  • l’"industrie y compris l’artisanat", a perdu 33.000 postes d’emploi (-2,5%), 30.000 en milieu urbain et 3.000 en milieu rural ; 
  • les "activités mal désignées", 10.000 postes perdus, 9.000 en milieu urbain et 1.000 en milieu rural.

Baisse du taux de chômage, accompagnée d’une légère hausse du taux de sous-emploi, entre le 1er trimestre de 2010 et la même période de 2011

La population active en chômage a régressé de 9,0% au niveau national, passant de 1.139.000 au premier trimestre 2010 à 1.037.000 chômeurs au premier trimestre 2011, soit 102.000 chômeurs en moins et le taux de chômage est passé de 10,0% à 9,1%. Selon le milieu de résidence, il est passé de 14,7% à 13,3% en milieu urbain et de 4,6% à 4,3% en milieu rural.

Le recul du taux de chômage a profité notamment aux jeunes âgés de 15 à 24 ans en milieu urbain (-2,3 points) et aux adultes âgés de 35 à 44 ans en milieu rural (-0,8 point).

Concernant le sous emploi des actifs occupés âgés de 15 ans et plus, son volume est passé, entre les deux périodes, de 1.215.000 à 1.245.000 personnes (de 554.000 à 596.000 dans les villes et de 662.000 à 649.000 personnes dans les campagnes) et le taux de sous emploi est passé de 11,8% à 12,0% (de 10,7% à 11,3% dans les villes et de 12,9% à 12,7% dans les campagnes).

Source : HCP

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 21:28

Le e-Commerce au Maroc croit de 10% en volume de transactions au 3ème Trimestre 2011

192 000 transactions au 3ème Trimestre 2011, une progression de 114% par rapport au même Trimestre 2010.

Le nombre total des transactions effectuées auprès des e-marchands affiliés à Maroc Télécommerce et proposant majoritairement le paiement par CB a atteint plus de 192 000 transactions au 3ème  Trimestre 2011. Une progression générale (e-shopping, e-gov, e-tourisme, e-paiement de créances) de 114% par rapport au même Trimestre 2010 et de 10% par rapport au 2ème  Trimestre 2011. Cette dernière progression est par contre plus forte dans l’activité e-shopping (27%)  et paiement en ligne de créances (16%). La faible évolution dans le secteur e-gov et e-tourisme est liée fortement à la spécificité de la période et c’est une tendance identique aux années précédentes.
Le montant total des transactions a atteint plus de 141 millions de DH au 3ème  Trimestre 2011. Une progression générale de 66% par rapport au même Trimestre 2010 et de 4% par rapport au 2ème  Trimestre 2011. Cette dernière progression est par contre plus forte dans l’activité e-shopping (41%)  et paiement en ligne de créances (14,5%).
La part des secteurs d’activités en nombre de transactions a évolué par rapport au 2ème Trimestre comme suit : Shopping (de 31% à 35%), Paiement de créances (de 40% à 43%), Voyages et événements (de 20% à 17%),   e-gov (de 9% à 5%),
Le panier moyen continue sa baisse et s'établit à environ  760 DH pour les paiements par carte bancaire, en baisse de 26% par rapport à 2010 et de 5% par rapport 2ème  Trimestre 2011. Cette baisse est justifiée par le développement des transactions portant sur des produits et des services de plus en plus variés et à faible montant.

Source : la vie éco, 18/10/2011

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  • Enseignant des sciences économiques et de gestion, titulaire d'une licence appliquée en management des systèmes d'information et de décision et d'un Bac sciences maths.
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